EQUILIBRE
Dernière mise à jour : 6 sept.

Vivre avec la fibromyalgie, c’est un peu comme avancer dans une barque sur une mer changeante.
Certains jours, l’eau est calme et l’on peut avancer presque normalement. D’autres, les vagues se lèvent sans prévenir : douleur, fatigue, mauvais sommeil, brouillard mental… Il faut alors ralentir, modifier sa trajectoire ou parfois simplement jeter l’ancre.
Trouver son équilibre ne signifie donc pas parvenir à une stabilité parfaite.
Il s’agit plutôt d’apprendre à tenir la barre malgré une météo que l’on ne maîtrise pas toujours.
Accepter de changer de cap
Avant la maladie, nous avions souvent une direction, un rythme, des projets.
Puis la fibromyalgie peut nous obliger à revoir l’itinéraire.
Accepter cela ne signifie pas renoncer à avancer. Cela peut simplement vouloir dire cesser, parfois, de ramer contre le courant pour préserver son énergie et chercher un passage plus adapté.
Certains jours, avancer de quelques mètres est déjà beaucoup.
D’autres jours, rester au port est nécessaire.
Et parfois, un nouveau chemin apparaît là où nous ne l’avions pas imaginé.
Mes points d’ancrage
Dans ma propre barque, certains éléments m’aident à ne pas dériver.
Ma famille reste mon principal point d’ancrage. Elle me donne des raisons d’avancer et de continuer à construire des projets.
La nature m’offre des moments d’accalmie. Elle m’aide à retrouver du calme lorsque la mer devient trop agitée.
La culture et la création sont aussi des échappées. Un livre, une peinture, une sculpture ou le fait de créer moi-même me permettent parfois de regarder ailleurs que vers la maladie.
Ils ne font pas disparaître les vagues.
Mais ils m’aident à traverser.
Chacun sa navigation
Nous n’avons évidemment pas tous la même barque, la même mer ni les mêmes points d’ancrage.
Pour certains, ce sera la famille. Pour d’autres, un animal, la musique, la nature, une activité, le bénévolat, l’humour ou quelques petits plaisirs du quotidien.
L’essentiel est peut-être de repérer ce qui nous aide à rester à flot sans perdre complètement notre cap.
Car nous ne sommes pas uniquement douleur, fatigue ou limites.
Nous sommes aussi une histoire, des liens, des valeurs, des passions et des projets.
Parfois, il faut ramer.
Parfois, changer de cap.
Parfois, jeter l’ancre.
Et parfois simplement attendre que la mer se calme un peu avant de reprendre la route.
