JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES
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Chaque 8 mars, la Journée internationale des droits des femmes nous rappelle que les inégalités de santé entre les femmes et les hommes persistent encore aujourd’hui.
La fibromyalgie en est un exemple frappant.
Cette maladie chronique, caractérisée notamment par des douleurs diffuses, une fatigue intense et des troubles cognitifs, touche majoritairement les femmes. Pourtant, malgré le nombre important de patientes concernées, la fibromyalgie reste largement sous-reconnue, mal comprise et parfois même remise en question.
Comme beaucoup de pathologies qui touchent principalement les femmes, la fibromyalgie souffre encore de préjugés. Les symptômes sont trop souvent minimisés, les patientes peinent à être prises au sérieux et les parcours de diagnostic peuvent être longs et éprouvants. Derrière ces difficultés se cache une réalité : la souffrance des femmes a historiquement été moins étudiée, moins écoutée et parfois réduite à des explications psychologiques ou émotionnelles.
Mais cette situation a également des conséquences pour les hommes atteints de fibromyalgie. Parce que la maladie est perçue comme « féminine », beaucoup d’hommes hésitent à en parler, rencontrent des obstacles pour être diagnostiqués ou voient leurs symptômes interprétés différemment. Le poids des stéréotypes agit donc dans les deux sens et contribue à maintenir l’invisibilité de la maladie.
À l’occasion de cette journée, il est essentiel de rappeler que la fibromyalgie est une maladie réelle, qui mérite reconnaissance, recherche et accompagnement. Écouter les patientes et les patients, croire leur vécu et améliorer la compréhension de cette pathologie est une question de santé publique mais aussi d’égalité.
Faire progresser la reconnaissance de la fibromyalgie, c’est aussi faire progresser la place accordée à la santé des femmes — et, au final, améliorer la prise en charge de toutes les personnes concernées.
