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KINESITHERAPIE

  • 21 août 2025
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 5 jours


Une alliée pour rester en mouvement


La kinésithérapie peut occuper une place importante dans la prise en charge de la fibromyalgie.


Son objectif n’est pas seulement de soulager ponctuellement les douleurs, mais aussi d’aider à préserver ou retrouver de la mobilité, de la force, de l’endurance et de la confiance dans le mouvement.


Car lorsqu’un mouvement fait mal, le réflexe naturel est souvent de moins bouger. Pourtant, une diminution durable de l’activité peut à son tour réduire les capacités physiques.


Tout l’enjeu est donc de trouver le juste milieu :

bouger suffisamment pour entretenir ses capacités, sans transformer chaque séance en épreuve de force.


Une kiné adaptée… à vous


Il n’existe pas de programme identique pour toutes les personnes atteintes de fibromyalgie.


Le kinésithérapeute peut notamment travailler :

  • la mobilité ;

  • l’endurance ;

  • le renforcement musculaire ;

  • l’équilibre ;

  • la souplesse ;

  • la reprise progressive de certaines activités.


L’exercice thérapeutique et l’activité physique progressive occupent aujourd’hui une place centrale dans les recommandations.


L’intensité doit cependant être adaptée aux capacités, à la fatigabilité, à la récupération et aux éventuelles fluctuations des symptômes.

L’objectif n’est pas de repousser ses limites à chaque séance, mais de les faire évoluer progressivement lorsque c’est possible.


Dénouer les « nœuds » pour pouvoir mieux bouger


Beaucoup de personnes atteintes de fibromyalgie décrivent des muscles tendus, douloureux, parfois avec l’impression de véritables « nœuds » qui limitent certains mouvements.


Ce mot n’est pas un diagnostic médical précis, mais il traduit une sensation bien réelle.


Le travail manuel du kinésithérapeute — massage, mobilisations, travail des tissus mous ou techniques myofasciales — peut aider certaines personnes à diminuer temporairement ces tensions et ces douleurs, à retrouver davantage de mobilité et, parfois, à rendre le mouvement plus accessible.


Les études consacrées aux techniques myofasciales dans la fibromyalgie montrent d’ailleurs des résultats encourageants sur la douleur, le sommeil et la qualité de vie, même si les données restent encore limitées et que toutes les techniques manuelles n’ont pas le même niveau de preuve.


Il serait donc réducteur d’opposer :

« le passif, qui ne servirait à rien »

à

« l’actif, qui serait forcément la bonne solution ».


Pour certaines personnes, dénouer d’abord ce qui fait mal peut justement permettre de recommencer à bouger ensuite.

L’un peut préparer l’autre.


La kinésithérapie peut donc associer, selon les besoins, des techniques de soulagement et un travail progressivement plus actif : mobilité, exercices, renforcement, endurance ou reprise d’activités.


L’important est que les soins restent adaptés à la personne et poursuivent un objectif concret : avoir moins mal, bouger plus librement et préserver autant que possible ses capacités au quotidien.


En Belgique : la fibromyalgie fait partie de la liste Fb


La fibromyalgie peut bénéficier d’une prise en charge particulière en kinésithérapie dans le cadre de la liste Fb de l’INAMI, réservée à des pathologies nécessitant un traitement régulier pouvant se prolonger plusieurs années.


Pour la fibromyalgie, le diagnostic doit avoir été établi après examen clinique, selon les critères internationaux récents, par un spécialiste en :

  • rhumatologie ;

  • médecine physique et réadaptation ;

  • neurologie ;

  • ou médecine interne.


La liste Fb permet actuellement de bénéficier de 60 séances par année civile au meilleur niveau de remboursement prévu pour cette catégorie.

Mais attention : cela ne signifie pas que la kinésithérapie doit s’arrêter après 60 séances.


Si elle reste nécessaire, le traitement peut continuer. Le remboursement devient simplement moins favorable pour les 20 séances suivantes, puis diminue encore à partir de la 81e séance.


La prise en charge Fb peut également être renouvelée lorsque l’état de santé le nécessite. Une confirmation spécialisée de la nécessité de poursuivre le traitement est prévue par l’INAMI dans certaines conditions.


Pour connaître votre situation précise et le montant restant à votre charge, n’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre kinésithérapeute ou de votre mutualité.


Trouver le bon rythme… et le bon kiné


Chaque personne réagit différemment.

Une méthode parfaitement adaptée à l’un ne conviendra pas forcément à l’autre.


La relation avec le kinésithérapeute est donc importante.

Pouvoir expliquer ce que l’on ressent, être entendu lorsque les symptômes augmentent, comprendre les objectifs proposés et adapter le programme lorsque nécessaire font partie de la prise en charge.


Changer de kinésithérapeute ou revoir une méthode qui ne convient pas ne signifie pas que l’on a échoué.


En matière de fibromyalgie, le bon mouvement n’est pas forcément le plus grand. C’est celui que l’on pourra continuer à faire demain.


Sources


  • INAMI – Belgique. Remboursement de la kinésithérapie pour les pathologies des listes Fa et Fb.

  • INAMI – Belgique. Adaptation de la nomenclature pour les patients atteints de fibromyalgie et les patients atteints du syndrome de fatigue chronique.

  • Haute Autorité de Santé – France (2025). Fibromyalgie de l’adulte : conduite diagnostique et stratégie thérapeutique.

  • González-Sánchez M. et al. (2024). Efficacy of physiotherapy treatment in medium and long term in adults with fibromyalgia: an umbrella of systematic reviews. Clinical and Experimental Rheumatology, 42(6), 1248-1261.

 
 
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