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LOI GAGA

  • 24 janv.
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 25 janv.


Pourquoi la loi brésilienne de 2025 est importante, même pour nous en Belgique.


Depuis quelque temps, une loi brésilienne adoptée en 2025 circule sous le nom de « Lei Gaga ». Si cette loi ne s’applique évidemment pas en Belgique, elle constitue néanmoins une avancée majeure pour la reconnaissance internationale de la fibromyalgie — et un levier important pour notre combat ici.


Une loi réelle, un surnom médiatique


La loi concernée est la Lei nº 15.176, de 23 juillet 2025, promulguée au Brésil et entrée en vigueur en janvier 2026 après un délai légal (vacatio legis).


Le surnom « Lei Gaga » n’est pas officiel. Il fait référence à Lady Gaga, qui a rendu publique sa fibromyalgie il y a plusieurs années. Cette médiatisation a contribué à sortir la maladie de l’invisibilité et à légitimer les revendications des personnes concernées — au Brésil comme ailleurs.


Que dit réellement cette loi ?


Cette loi ne déclare pas automatiquement la fibromyalgie comme un handicap. En revanche, elle pose un principe fondamental :


La fibromyalgie est officiellement reconnue par l’État comme une maladie pouvant entraîner des limitations fonctionnelles durables, justifiant une protection juridique spécifique.


Concrètement, la loi :

  • reconnaît la fibromyalgie et certaines pathologies associées dans la législation fédérale ;

  • oblige l’État à développer des politiques publiques adaptées (soins, accompagnement, information) ;

  • ouvre la possibilité d’une reconnaissance comme situation de handicap, au cas par cas, sur base d’une évaluation biopsychosociale.


C’est un point clé : la loi reconnaît l’impact réel de la maladie sur la vie quotidienne, et pas seulement son existence médicale.


Pourquoi cette loi est-elle importante au-delà du Brésil ?


Parce qu’elle marque un changement de paradigme.

Pendant longtemps, la fibromyalgie a été :

  • minimisée,

  • psychologisée,

  • ou considérée comme insuffisamment objectivable pour justifier des droits.


La loi brésilienne affirme exactement l’inverse : une maladie peut être invisible, variable et pourtant profondément invalidante.


Cette reconnaissance institutionnelle crée un précédent international.


Ce que cela change pour notre combat en Belgique


Même si cette loi ne s’applique pas juridiquement en Belgique, elle est hautement pertinente pour notre plaidoyer, notamment auprès :

  • des décideurs politiques,

  • des administrations,

  • des organismes d’évaluation de l’incapacité,

  • et du grand public.


Elle permet de dire :

  • « Ce n’est pas une revendication isolée »

  • « Un État reconnaît officiellement que la fibromyalgie peut justifier une protection équivalente au handicap »

  • « Il existe d’autres modèles que le tout-ou-rien médical »


En Belgique, où la reconnaissance de la fibromyalgie reste complexe, inégale et souvent source d’incompréhension, cette loi constitue :

  • un argument comparatif ;

  • un exemple de cadre juridique possible ;

  • une preuve que la reconnaissance institutionnelle est politiquement faisable.


Un message fort pour les personnes concernées


Au-delà du droit, cette loi envoie un message essentiel aux personnes vivant avec la fibromyalgie, partout dans le monde :

  • "Votre souffrance est légitime."

  • "Vos limitations sont réelles."

  • "Elles peuvent et doivent être prises en compte par la société."


Pour MY FIBRO, cette loi n’est donc pas une simple information internationale : c’est un symbole, un appui, et un outil de mobilisation pour continuer à revendiquer, ici aussi, une reconnaissance juste et humaine de la fibromyalgie.


 

 
 
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