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PISTES THERAPEUTIQUES

  • il y a 20 heures
  • 4 min de lecture

Cellules gliales et douleur chronique : 

du mécanisme à la pratique


Lors d'un webinaire proposé par CBX Medical, le Professeur Étienne Masquelier a présenté les nouvelles pistes thérapeutiques actuellement explorées dans la fibromyalgie et les douleurs chroniques. Les recherches récentes s’intéressent particulièrement aux cellules gliales — notamment la microglie et les astrocytes — qui pourraient jouer un rôle important dans la neuro-inflammation et l’hypersensibilité du système nerveux observées chez certains patients.


Le conférencier rappelle cependant qu’il n’existe pas aujourd’hui de traitement miracle. La prise en charge repose avant tout sur une approche globale, progressive et personnalisée.


L’exercice physique : la base du traitement


Le message principal du webinaire est très clair : l’exercice physique adapté reste aujourd’hui le traitement le plus recommandé dans la fibromyalgie.


Selon les études présentées, l’activité physique agit sur plusieurs mécanismes :

  • diminution de certains phénomènes inflammatoires ;

  • modulation des cellules gliales ;

  • amélioration du sommeil ;

  • amélioration de l’humeur ;

  • diminution de l’hypersensibilité douloureuse.


Le Professeur Masquelier insiste toutefois sur un point essentiel : l’exercice doit être :

  • doux ;

  • progressif ;

  • régulier ;

  • adapté aux capacités de chacun.

 

Le pacing : apprendre à gérer son énergie


Le webinaire insiste beaucoup sur l’importance du pacing, particulièrement dans :

  • la fibromyalgie ;

  • l’EM/SFC ;

  • le COVID long.


Le pacing consiste à :

  • éviter les “crashs” après effort ;

  • respecter ses limites ;

  • stabiliser son niveau d’activité ;

  • éviter le fonctionnement “en yoyo”.


Selon le conférencier : exercice + pacing = base indispensable de la prise en charge.


Les approches psychocorporelles et la gestion du stress


Le stress chronique étant considéré comme un facteur pouvant entretenir la neuro-inflammation, plusieurs approches ont été évoquées :

  • thérapies cognitives et comportementales ;

  • pleine conscience ;

  • respiration ;

  • cohérence cardiaque ;

  • hypnose ;

  • acupuncture.


Le PEA (palmitoyléthanolamide)


Le PEA est une substance naturelle connue depuis les années 1950.


Selon la conférence, il pourrait :

  • moduler l’activité des cellules gliales ;

  • diminuer certains phénomènes inflammatoires ;

  • améliorer la douleur ;

  • aider la récupération musculaire ;

  • agir sur la fatigue, le sommeil et la cognition.


Le conférencier insiste surtout sur :

  • sa bonne tolérance ;

  • l’absence d’effets toxiques connus ;

  • l’absence d’effet psychoactif.


La naltrexone à faible dose (LDN)


La naltrexone à faible dose est l’une des pistes thérapeutiques les plus discutées actuellement.


À faible dose, elle pourrait :

  • agir sur la microglie ;

  • moduler le système immunitaire ;

  • diminuer certaines cytokines inflammatoires.


Le Professeur Masquelier explique l’utiliser dans :

  • la fibromyalgie ;

  • le syndrome douloureux régional complexe ;

  • le COVID long ;

  • l’EM/SFC.


Les principaux effets secondaires évoqués sont :

  • des rêves très vifs ;

  • parfois des troubles du sommeil en début de traitement.


Le conférencier rappelle également qu’il faut éviter l’association avec les opioïdes.


La mémantine


La mémantine est un médicament utilisé dans la maladie d’Alzheimer.


Selon le webinaire, elle pourrait agir sur :

  • l’hypersensibilité du système nerveux ;

  • le fibro fog ;

  • certains mécanismes de neuro-inflammation.


Dans l’expérience clinique présentée :

  • certains patients obtiennent une amélioration importante ;

  • d’autres peu ou pas de bénéfice.


Les principaux effets secondaires rapportés :

  • sensations vertigineuses.


La kétamine


La kétamine est utilisée dans certains centres antidouleur, principalement en perfusion.


Le Professeur Masquelier reste prudent concernant cette approche en raison :

  • des effets secondaires psychiques possibles ;

  • des effets cardiovasculaires ;

  • du risque de mauvaise tolérance.


Selon lui, cette approche doit rester réservée à des situations sévères et sélectionnées.


La NAC (N-acétylcystéine)


La NAC, connue notamment dans les médicaments respiratoires comme le Lysomucil, pourrait avoir :

  • une action anti-inflammatoire ;

  • une action antioxydante ;

  • un rôle neuroprotecteur.


Le conférencier évoque également un possible intérêt dans :

  • certaines douleurs chroniques ;

  • l’endométriose ;

  • certaines pathologies mentales


L’alimentation anti-inflammatoire


Le webinaire insiste aussi sur l’importance de l’alimentation et du microbiote intestinal.


Parmi les aliments cités comme intéressants :

  • fruits rouges ;

  • poissons gras ;

  • graines de chia ;

  • avocat ;

  • noix et amandes ;

  • gingembre ;

  • thé vert ;

  • kéfir et aliments fermentés ;

  • protéines de qualité.


À l’inverse, les produits ultra-transformés et les sucres raffinés sont déconseillés.


Le Professeur Masquelier insiste également sur :

  • les oméga-3 ;

  • les probiotiques ;

  • les butyrates (ex. kéfir).


Hydratation


Le conférencier rappelle qu’un grand nombre de patients ne boivent pas suffisamment.


Le conseil donné : boire régulièrement de l’eau tout au long de la journée.


TENS, stimulation magnétique et stimulation du nerf vague


Le webinaire aborde aussi différentes méthodes de neurostimulation :

  • le TENS ;

  • la stimulation magnétique transcrânienne (rTMS) ;

  • la stimulation du nerf vague.


Selon les études citées, certaines de ces approches pourraient permettre une diminution importante de la douleur chez une partie des patients.


Le Professeur Masquelier souligne surtout leur relative innocuité et l’intérêt croissant qu’elles suscitent dans la recherche sur les douleurs chroniques.


La fibromyalgie reste une maladie complexe et très variable d’une personne à l’autre.


Les approches les plus importantes restent :

  • l’exercice adapté ;

  • le pacing ;

  • le sommeil ;

  • la gestion du stress ;

  • l’alimentation ;

  • les approches pluridisciplinaires.


Les recherches autour des cellules gliales et de la neuro-inflammation ouvrent néanmoins de nouvelles pistes thérapeutiques prometteuses pour mieux comprendre et mieux prendre en charge les douleurs chroniques.


Texte écrit à partir du webinaire du Pr Etienne Masquelier pour CBX Medical du 12.05..26

 
 
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