PROGRAMME MBPM (Mindfulness Based Pain Management)
Dernière mise à jour : 2 sept.

Mise à jour 2026
Cet article a été publié en juillet 2024, avant que je commence un programme de huit semaines de gestion de la douleur basée sur la pleine conscience (MBPM) avec Ronald Isaac.
Il constitue donc le point de départ d’une expérience que j’ai ensuite menée jusqu’au bout.
👉 À l’issue des huit semaines, j’en ai rédigé un bilan personnel, dans lequel j’explique ce que cette pratique m’a réellement apporté — mais aussi ce qu’elle n’a pas changé.
Une expérience de huit semaines
Fin août 2024, j’ai commencé avec Ronald Isaac, instructeur qualifié de pleine conscience à Mons, un cycle de huit semaines destiné aux personnes vivant notamment avec une douleur chronique, de la fatigue ou le stress associé à ces difficultés.
Le programme s’appuyait notamment sur l’ouvrage de Vidyamala Burch et Danny Penman, Soulager la douleur avec la pleine conscience.
J’avais déjà entendu parler de méditation et de pleine conscience.
Mais entre en lire quelques lignes et s’engager réellement dans une pratique quotidienne pendant huit semaines… il y avait une différence !
J’ai donc décidé de tester.
Qu’est-ce que le MBPM ?
Le MBPM – Mindfulness Based Pain Management est une approche de gestion de la douleur inspirée des programmes de pleine conscience développés pour les personnes vivant avec des douleurs ou des problèmes de santé persistants.
Il associe notamment :
méditation de pleine conscience ;
attention portée au corps et aux sensations ;
respiration ;
mouvements doux ;
autocompassion ;
réflexion sur la manière de réagir à la douleur ;
et gestion plus équilibrée de l’activité.
Le programme ne cherche pas à convaincre que la douleur est « dans la tête ».
Il propose plutôt d’explorer la manière dont nous pouvons vivre avec ce qui est présent sans ajouter systématiquement une lutte supplémentaire à la douleur elle-même.
Une pratique… pas une baguette magique
Suivre un programme de pleine conscience demande une certaine implication.
Entre les séances, les participants étaient invités à pratiquer régulièrement à l’aide d’enregistrements et d’exercices proposés par l’instructeur.
Cela ne signifie pas qu’il faille devenir un méditant parfait.
L’esprit s’évade.
On s’agace.
On oublie.
On recommence.
Cela fait aussi partie de l’apprentissage.
Et surtout, la pleine conscience ne promet pas de faire disparaître la fibromyalgie.
Les recherches menées depuis plusieurs années sur les interventions basées sur la pleine conscience dans la douleur chronique montrent des bénéfices possibles sur certaines dimensions comme la douleur, le stress, le sommeil ou la qualité de vie, mais les effets restent variables selon les personnes et les programmes.
Une méta-analyse publiée en 2024 spécifiquement dans la fibromyalgie, portant sur dix essais randomisés et 818 participants, retrouve notamment des améliorations possibles de la qualité de vie, du stress, du sommeil et de certains symptômes psychologiques, avec un niveau de preuve allant de très faible à modéré.
La pleine conscience peut donc constituer un outil complémentaire.
Pas un traitement miracle.
Pourquoi ai-je voulu essayer ?
À ce moment-là, je cherchais surtout à mieux comprendre comment vivre avec une douleur qui ne disparaissait pas simplement parce que je le souhaitais.
Je voulais explorer d’autres manières de :
gérer certaines réactions au stress ;
mieux écouter mes limites ;
éviter de fonctionner constamment en mode « faire » ;
et apprendre à créer davantage de moments de pause.
Le programme intégrait également des réflexions proches du pacing, c’est-à-dire une meilleure répartition des activités et de la récupération.
Cette approche m’intéressait particulièrement.
Rendez-vous huit semaines plus tard…
Au moment où j’écrivais cet article, je ne savais évidemment pas encore ce que cette expérience allait réellement m’apporter.
Je pouvais seulement décider de l’essayer sérieusement et de voir.
Huit semaines plus tard, j’ai donc repris la plume pour en faire le bilan.
👉 Lire : Bilan du programme de méditation de pleine conscience pour la douleur chronique
Et pour celles et ceux qui souhaitent découvrir le travail de Ronald Isaac à Mons :
Avec les approches complémentaires, c’est peut-être finalement la meilleure manière de procéder :
s’informer, essayer lorsque cela paraît adapté… puis observer honnêtement ce que cela nous apporte réellement.
Sources
Burch V., Penman D. Soulager la douleur avec la pleine conscience. De Boeck Supérieur.
Meng S. et al. (2024). Mindfulness Meditation for Fibromyalgia Syndrome: A Systematic Review and Meta-analysis. Pain Physician, 27(8), 479–494. Dix essais randomisés, 818 participants ; résultats possibles sur plusieurs dimensions, avec un niveau de preuve variable.
Zhu M. et al. (2025). Which type and dosage of mindfulness-based interventions are most effective for chronic pain? A systematic review and network meta-analysis. Journal of Psychosomatic Research, 191, 112061. Analyse de 68 études et 5 339 participants souffrant de douleur chronique.
