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FIBROMYALGIE ET ROYAUME-UNI

il y a 2 minutes
13 min de lecture

Fibromyalgie au Royaume-Uni : reconnue dans la douleur chronique, mais avec des parcours différents selon les nations


Le Royaume-Uni est souvent cité dans les discussions sur la fibromyalgie et la douleur chronique.


Mais parler du « système britannique » demande immédiatement une précaution.

Il n’existe pas un seul système de santé uniforme pour tout le Royaume-Uni.


L’Angleterre, l’Écosse, le pays de Galles et l’Irlande du Nord disposent de leurs propres organisations sanitaires et certaines recommandations diffèrent.


Un point commun apparaît néanmoins clairement : la fibromyalgie est considérée comme une affection chronique réelle et elle est largement intégrée à la réflexion sur la douleur chronique primaire.


En Angleterre notamment, NICE dispose depuis 2021 d’une recommandation consacrée à la douleur chronique primaire qui cite explicitement la fibromyalgie comme l’une de ces douleurs chroniques primaires.


Mais le Royaume-Uni possède également depuis 2022 une recommandation clinique consacrée spécifiquement au diagnostic de la fibromyalgie, publiée par le Royal College of Physicians.

C’est donc un modèle particulièrement intéressant à observer.


Une recommandation spécifiquement consacrée au diagnostic


En 2022, le Royal College of Physicians a publié des recommandations cliniques britanniques intitulées :

« The diagnosis of fibromyalgia syndrome ».


Le constat de départ est très proche de ce que vivent les patients dans d’autres pays européens.

La fibromyalgie est fréquente, mais son diagnostic peut être difficile. Certains patients reçoivent d’autres diagnostics avant que la maladie soit identifiée ; d’autres attendent plusieurs années.


L’objectif de ces recommandations est donc d’aider les professionnels qui rencontrent les patients à reconnaître plus tôt la fibromyalgie et à poser un diagnostic correct.


Le document a été élaboré par un groupe multidisciplinaire réunissant notamment :

  • médecine générale ;

  • rhumatologie ;

  • réadaptation ;

  • physiothérapie ;

  • santé au travail ;

  • chirurgie ;

  • soins infirmiers ;

  • représentants de patients.

C’est déjà un enseignement intéressant pour la Belgique :

le diagnostic de la fibromyalgie n’est pas considéré comme l’affaire exclusive d’une seule spécialité.


Le généraliste peut participer au diagnostic


La recommandation britannique ne dit pas que la fibromyalgie doit obligatoirement être diagnostiquée par un rhumatologue.

Elle précise au contraire que différents professionnels disposant des compétences nécessaires peuvent envisager le diagnostic.

Le médecin généraliste est donc en première ligne.

Un recours spécialisé peut être utile lorsqu’un doute persiste, lorsqu’un diagnostic différentiel doit être exploré ou lorsque la situation est complexe.


La British Society for Rheumatology soutient d’ailleurs cette orientation et rappelle que les patients ne devraient pas être adressés systématiquement en rhumatologie simplement pour confirmer une fibromyalgie, sauf lorsqu’il existe une suspicion de pathologie inflammatoire ou un doute diagnostique.

C’est très différent d’un système dans lequel le patient doit impérativement attendre plusieurs mois un rendez-vous spécialisé avant que son diagnostic puisse être reconnu.


Un diagnostic clinique


Comme en France, en Allemagne, aux Pays-Bas ou en Belgique, il n’existe pas de prise de sang, d’imagerie ou de biomarqueur permettant de confirmer à lui seul la fibromyalgie.


Le diagnostic repose sur :

  • les symptômes ;

  • leur durée ;

  • leur répartition ;

  • la fatigue ;

  • le sommeil non réparateur ;

  • les troubles cognitifs ;

  • l’examen clinique ;

  • et la recherche des diagnostics différentiels pertinents.


Les recommandations utilisent notamment les critères ACR pour aider le clinicien.

Mais elles insistent sur un point important :

le diagnostic ne doit pas devenir un simple exercice consistant à cocher des cases.

Le questionnaire soutient la consultation ; il ne remplace pas le jugement clinique.


Exclure ce qui doit l’être… sans rechercher indéfiniment une autre maladie


Le Royal College of Physicians demande aux professionnels de rechercher les maladies pouvant imiter certains symptômes de la fibromyalgie ou coexister avec elle.


Il cite notamment certaines maladies endocriniennes, inflammatoires, neurologiques, les troubles du sommeil ou encore l’EM/SFC.

Mais il met aussi en garde contre la multiplication d’investigations lorsqu’aucune indication clinique ne les justifie.


C’est exactement l’équilibre que nous retrouvons dans plusieurs pays :

ne pas attribuer trop rapidement tous les symptômes à la fibromyalgie, mais ne pas maintenir non plus le patient pendant des années dans une recherche médicale sans fin.


La douleur de la fibromyalgie est décrite comme nociplastique


La recommandation du Royal College of Physicians utilise explicitement le terme douleur nociplastique pour décrire la douleur associée à la fibromyalgie.

Elle explique que le système nerveux traite les signaux douloureux de manière anormale et précise également que les données disponibles n’indiquent pas que la douleur nociplastique soit causée par une détresse psychologique.


Cette précision est importante.

Car le Royaume-Uni utilise lui aussi une approche biopsychosociale de la douleur chronique.

Mais biopsychosocial ne signifie pas :

« la douleur est psychologique ».

Il signifie que les dimensions physiques, psychologiques, sociales, professionnelles et environnementales peuvent toutes influencer le vécu et les conséquences d’une douleur chronique.


NICE classe la fibromyalgie parmi les douleurs chroniques primaires


En Angleterre, NICE a publié en 2021 sa recommandation NG193 consacrée à l’évaluation des douleurs chroniques et à la prise en charge de la douleur chronique primaire.


Le document précise explicitement que :

la fibromyalgie, ou douleur chronique généralisée, est une forme de douleur chronique primaire.

Cela ne signifie pas que la douleur serait moins réelle.


NICE définit la douleur chronique primaire comme une douleur persistant ou récidivant pendant plus de trois mois et pour laquelle aucune autre affection ne suffit à expliquer complètement la douleur ou son impact.


La douleur chronique secondaire, liée à une autre maladie identifiable, peut également coexister avec une douleur chronique primaire.


La personne, pas seulement la douleur


NICE commence sa recommandation par une évaluation centrée sur la personne.

Il ne s’agit pas simplement de demander :

« À combien évaluez-vous votre douleur sur 10 ? »


Le professionnel doit aussi comprendre :

  • comment la douleur affecte le quotidien ;

  • les activités ;

  • le sommeil ;

  • le travail ;

  • les relations ;

  • l’autonomie ;

  • les priorités et objectifs de la personne.


Le plan de soins doit ensuite être construit avec le patient.

La décision partagée fait donc partie intégrante du parcours.


L’activité physique occupe une place centrale


NICE recommande de proposer aux personnes souffrant de douleur chronique primaire un programme supervisé d’exercice en groupe, adapté à leurs besoins, préférences et capacités.

Il recommande également de favoriser le maintien d’une activité physique dans la durée.


L’analyse des données ayant conduit à cette recommandation est intéressante : une grande partie des études concernait précisément des femmes atteintes de fibromyalgie.

NICE indique que l’exercice améliorait notamment la douleur et la qualité de vie par rapport aux soins habituels.


Mais le document précise aussi que le programme doit correspondre aux capacités de la personne.

L’objectif n’est donc pas de demander à tous les patients de suivre le même programme.


ACT et thérapies cognitivo-comportementales


NICE propose également d’envisager deux types de thérapie pour certaines personnes souffrant de douleur chronique primaire :

  • l’ACT, thérapie d’acceptation et d’engagement ;

  • les thérapies cognitivo-comportementales adaptées à la douleur.


L’objectif est d’aider la personne à mieux gérer les conséquences de la douleur et à maintenir une vie qui a du sens malgré la maladie.

Là encore, cela ne signifie pas que NICE considère la fibromyalgie comme une maladie psychologique.

Les traitements psychologiques sont proposés comme outils de gestion de la douleur chronique et de ses conséquences, pas comme preuve d’une origine psychiatrique.


Une place étonnante pour l’acupuncture et le dry needling


Le modèle britannique comporte également une particularité.


NICE considère qu’un court programme d’acupuncture ou de dry needling peut être envisagé pour la douleur chronique primaire, sous certaines conditions précises de durée, de formation du professionnel et de coût.


Les études analysées ont montré un bénéfice à court terme sur la douleur et la qualité de vie, même si les preuves à plus long terme restent insuffisantes.

C’est intéressant dans notre dossier européen parce que les recommandations nationales ne tirent pas toujours exactement les mêmes conclusions à partir des données disponibles.


En revanche, NICE écarte plusieurs traitements courants


Pour la douleur chronique primaire, NICE déconseille de commencer plusieurs médicaments souvent utilisés contre la douleur :

  • opioïdes ;

  • anti-inflammatoires non stéroïdiens ;

  • paracétamol ;

  • benzodiazépines ;

  • antiépileptiques, dont les gabapentinoïdes, hors situations particulières ;

  • certains traitements injectables.


Cette position a parfois suscité des débats, notamment parce que certains de ces traitements peuvent déjà être utilisés chez des personnes atteintes de fibromyalgie.

NICE ne recommande toutefois pas d’arrêter brutalement les traitements déjà pris.

Lorsqu’une personne utilise déjà l’un de ces médicaments, la recommandation demande une réévaluation partagée du bénéfice, des risques et des difficultés éventuelles liées au sevrage.


Les antidépresseurs peuvent être proposés même sans dépression


NICE propose d’envisager certains antidépresseurs dans la douleur chronique primaire, notamment l’amitriptyline ou la duloxétine.


Le document précise clairement qu’ils peuvent être utilisés même lorsque la personne ne souffre pas de dépression, car ils peuvent agir sur la douleur, le sommeil ou la qualité de vie.


C’est une précision importante pour éviter un malentendu fréquent :

prescrire un antidépresseur dans la fibromyalgie ne signifie pas considérer la maladie comme une dépression.


L’Écosse vient encore de renforcer la prudence médicamenteuse


Le Royaume-Uni n’est cependant pas uniforme.


L’Écosse a publié en mars 2026 un nouveau guide intitulé :

Quality Prescribing for Chronic Pain: A Guide for Improvement 2026-2029.

Le gouvernement écossais y rappelle que la douleur chronique est reconnue en Écosse comme une affection de longue durée à part entière depuis 2008.

Le guide recommande une approche centrée sur la personne et indique que les approches non médicamenteuses doivent constituer la première étape de la prise en charge de la douleur chronique.

La fibromyalgie y est explicitement citée parmi les douleurs chroniques primaires.

Et le guide donne un message très clair concernant les opioïdes :

ils doivent être évités dans la fibromyalgie et plus largement dans la douleur chronique primaire.


L’Écosse met elle aussi l’accent sur l’autogestion


Le document écossais insiste beaucoup sur le self-management, l’autogestion.

Cela comprend notamment :

  • activité ;

  • sommeil ;

  • gestion du stress ;

  • santé mentale ;

  • relations sociales ;

  • habitudes de vie ;

  • compréhension de la douleur.


Le NHS écossais indique également que les cliniques de la douleur peuvent proposer des programmes associant plusieurs professionnels, notamment physiothérapeutes et psychologues.


Le pays de Galles développe aussi sa propre approche


Le pays de Galles a également développé une politique spécifique concernant la douleur persistante.


Le gouvernement gallois propose une approche reposant sur six piliers :

  • activité ;

  • alimentation ;

  • sommeil ;

  • santé mentale ;

  • réduction des substances nocives ;

  • relations sociales.


Les recommandations NICE peuvent être utilisées au pays de Galles, même si toutes ne sont pas juridiquement obligatoires.


Le pays de Galles possède également une recommandation pharmacologique spécifique comportant une annexe dédiée à la fibromyalgie.

Celle-ci rappelle que les preuves en faveur des médicaments sont limitées et que les traitements ne devraient être poursuivis que lorsqu’un bénéfice fonctionnel réel est constaté.


Des services locaux proposent aussi des parcours multidisciplinaires associant par exemple médecins, infirmiers, ergothérapeutes, physiothérapeutes, psychologues et diététiciens.


Des programmes spécifiques existent localement


Le système britannique offre aussi des exemples très concrets.


Au pays de Galles, certains services proposent des programmes spécifiquement destinés aux personnes atteintes de fibromyalgie.

Le Betsi Cadwaladr University Health Board annonce par exemple encore en 2026-2027 des programmes en ligne « Living with Fibromyalgia », destinés à développer l’autogestion et la qualité de vie.


Cela ne signifie pas que chaque patient britannique dispose partout du même programme.

L’offre dépend fortement du territoire et du service NHS local.


Travail : un dispositif particulièrement intéressant


Le Royaume-Uni possède un outil que la Belgique pourrait regarder avec intérêt :

Access to Work.


Ce dispositif public peut apporter une aide financière ou pratique aux personnes ayant une maladie ou un handicap afin de les aider à :

  • commencer un emploi ;

  • rester au travail ;

  • reprendre le travail ;

  • financer certains équipements ou soutiens.

Il n’est pas réservé à la fibromyalgie.

Et, élément intéressant, il n’est pas toujours nécessaire d’avoir un diagnostic formel pour demander cette aide : il faut surtout démontrer qu’un problème de santé crée des difficultés au travail.

C’est une logique très fonctionnelle.


Les aménagements raisonnables sont également inscrits dans la loi


En Angleterre, en Écosse et au pays de Galles, l’Equality Act 2010 protège les personnes dont une affection physique ou mentale produit un effet substantiel et durable sur leurs activités quotidiennes.

« Durable » signifie généralement au moins 12 mois.


La fibromyalgie n’est donc pas automatiquement classée comme handicap simplement parce que le diagnostic existe.

Mais une personne peut entrer dans la définition légale si ses limitations répondent aux critères.


Lorsque c’est le cas, l’employeur doit envisager des reasonable adjustments, comparables à nos aménagements raisonnables.

Ils peuvent notamment comprendre :

  • adaptation du temps de travail ;

  • travail à temps partiel ;

  • reprise progressive ;

  • changement d’organisation ;

  • adaptation du matériel ;

  • modification du lieu de travail.


Et pour les allocations ?


Là encore, aucun diagnostic ne donne automatiquement droit à une allocation.


En Angleterre et au pays de Galles, la Personal Independence Payment, PIP, est évaluée sur la base des difficultés rencontrées dans :

  • les activités de la vie quotidienne ;

  • la mobilité.


On peut obtenir cette allocation même en travaillant et indépendamment du niveau d’épargne dans certaines limites du dispositif.


La question posée n’est donc pas :

« Avez-vous une fibromyalgie ? »

mais plutôt :

« Que pouvez-vous réellement faire ou ne pas faire dans votre vie quotidienne ? »


L’Écosse dispose pour sa part de son propre dispositif, l’Adult Disability Payment, en remplacement du PIP.


Le Royaume-Uni est-il donc en avance ?


Sur certains aspects, oui.


Il dispose notamment :

  • d’une recommandation britannique spécifique consacrée au diagnostic de la fibromyalgie ;

  • d’un cadre NICE pour la douleur chronique primaire ;

  • d’une forte implication de la première ligne ;

  • de recommandations précises concernant les traitements à privilégier ou à éviter ;

  • de dispositifs structurés autour du travail et du handicap.


Mais tout n’est pas idéal.

Les services disponibles varient selon les territoires.

Les quatre nations du Royaume-Uni n’organisent pas leurs soins exactement de la même manière.

Les centres de la douleur et programmes spécifiques ne sont pas accessibles partout de façon identique.

Et certaines recommandations de NICE, notamment concernant les traitements médicamenteux, ont suscité des discussions et ne correspondent pas nécessairement exactement aux recommandations d’autres pays européens.


Une grande force : distinguer diagnostic et traitement


Le modèle britannique apporte néanmoins une idée particulièrement intéressante.


Le Royal College of Physicians s’est demandé :

« Comment améliorer le diagnostic ? »

NICE s’est demandé :

« Comment prendre en charge la douleur chronique primaire ? »


Et les différents systèmes nationaux travaillent ensuite sur l’organisation, le médicament, la réadaptation et l’accompagnement social.


Autrement dit, une seule recommandation n’essaie pas forcément de tout résoudre.

Plusieurs outils complémentaires peuvent former ensemble un parcours cohérent.


Ce que la Belgique pourrait retenir du Royaume-Uni


Plusieurs éléments méritent clairement notre attention.


Le premier est que le diagnostic de la fibromyalgie pourrait être davantage intégré à la première ligne, avec des critères clairs et un recours spécialisé uniquement lorsqu’il est nécessaire.


Le deuxième est l’utilisation explicite du concept de douleur nociplastique, qui permet de sortir d’une opposition dépassée entre « maladie organique » et « maladie psychologique ».


Le troisième est la construction d’une stratégie thérapeutique où l’activité physique, l’autogestion, le fonctionnement et les objectifs du patient occupent une place importante.


Et enfin, le Royaume-Uni montre qu’il est possible de relier beaucoup plus directement santé et emploi.

Access to Work est particulièrement intéressant : plutôt que d’attendre qu’une personne ne puisse plus travailler, le système peut financer des moyens destinés à l’aider à rester en emploi.

C’est une réflexion dont la Belgique pourrait clairement s’inspirer.


À retenir


  • Le Royaume-Uni ne possède pas un système de santé totalement uniforme : l’Angleterre, l’Écosse, le pays de Galles et l’Irlande du Nord disposent de leurs propres organisations.

  • Le Royal College of Physicians a publié en 2022 des recommandations britanniques spécifiquement consacrées au diagnostic de la fibromyalgie.

  • Le diagnostic ne doit pas nécessairement être posé par un rhumatologue. Le médecin généraliste et d’autres professionnels compétents peuvent l’envisager, avec recours au spécialiste lorsqu’un doute existe.

  • La fibromyalgie est décrite comme une douleur nociplastique, et les recommandations britanniques précisent que cette douleur n’est pas causée par une détresse psychologique.

  • NICE classe explicitement la fibromyalgie parmi les douleurs chroniques primaires.

  • La prise en charge NICE privilégie une évaluation centrée sur la personne, l’activité physique adaptée, la décision partagée et certaines approches comme l’ACT ou les thérapies cognitivo-comportementales.

  • NICE déconseille d’initier plusieurs antalgiques courants dans la douleur chronique primaire, notamment les opioïdes, les anti-inflammatoires, le paracétamol et les gabapentinoïdes.

  • Certains antidépresseurs peuvent être utilisés pour leurs effets possibles sur la douleur, le sommeil et la qualité de vie même en l’absence de dépression.

  • L’Écosse a publié en 2026 un nouveau guide sur la prescription dans la douleur chronique, qui déconseille notamment les opioïdes dans la fibromyalgie.

  • Le pays de Galles dispose également de recommandations spécifiques concernant la douleur persistante et d’une annexe pharmacologique consacrée à la fibromyalgie.

  • Le diagnostic de fibromyalgie ne donne pas automatiquement droit au statut de personne handicapée ou à une allocation. Ce sont les limitations concrètes qui sont évaluées.

  • Le programme Access to Work peut financer des aides permettant à une personne atteinte d’une maladie chronique ou d’un handicap de commencer, reprendre ou conserver un emploi.

  • Pour la Belgique, les éléments les plus intéressants sont probablement la place donnée à la première ligne, la reconnaissance de la douleur nociplastique, la clarté des recommandations et le lien très concret entre santé et maintien dans l’emploi.


Sources


  • Royal College of Physicians – The diagnosis of fibromyalgia syndrome: UK clinical guidelines, 2022. Recommandations britanniques consacrées spécifiquement au diagnostic de la fibromyalgie.

  • British Society for Rheumatology – Support for the RCP fibromyalgia guideline, 2022. Position concernant notamment la place du généraliste et le recours non systématique à la rhumatologie.

  • NICE – Chronic pain (primary and secondary) in over 16s: assessment and management of chronic primary pain – NG193, 2021. Recommandation classant explicitement la fibromyalgie parmi les douleurs chroniques primaires.

  • NICE – Rationale and impact, Chronic primary pain. Données concernant l’exercice, l’ACT, l’acupuncture et les traitements médicamenteux.

  • NHS – Fibromyalgia. Informations officielles sur les symptômes, le diagnostic et la prise en charge en Angleterre.

  • Scottish Government – Quality Prescribing for Chronic Pain: A Guide for Improvement 2026-2029, mars 2026. Recommandations écossaises concernant notamment les approches non médicamenteuses et les opioïdes.

  • NHS Inform Scotland – Fibromyalgia. Informations sur le diagnostic, la prise en charge, la physiothérapie, les programmes de douleur et l’autogestion en Écosse.

  • Welsh Government – Understanding and managing persistent pain, 2024. Approche galloise de la douleur persistante fondée notamment sur six piliers de gestion.

  • Welsh Government – NICE guidelines in Wales. Informations sur l’utilisation des recommandations NICE au pays de Galles.

  • All Wales Therapeutics and Toxicology Centre – Pharmacological management of fibromyalgia. Annexe spécifiquement consacrée aux médicaments dans la fibromyalgie.

  • GOV.UK – Equality Act 2010 : definition of disability. Définition du handicap sur la base d’un effet substantiel et durable sur les activités quotidiennes.

  • GOV.UK – Reasonable adjustments for disabled workers. Obligations d’aménagement du travail lorsque les critères légaux sont remplis.

  • GOV.UK – Access to Work, actualisé en 2026. Programme d’aide pratique et financière destiné aux personnes ayant une maladie ou un handicap afin de commencer ou de conserver un emploi.

  • GOV.UK – Personal Independence Payment. Allocation fondée sur les difficultés rencontrées dans les activités quotidiennes et la mobilité, plutôt que sur le seul diagnostic.


Pour poursuivre le dossier


Retour au dossier : Fibromyalgie en Europe – sommes-nous tous égaux face à la maladie ?

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