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PISTE GENETIQUE

28 sept.
2 min de lecture

Fibromyalgie : une étude génétique de très grande ampleur apporte de nouvelles pièces au puzzle


C’est une publication qui mérite que l’on s’y arrête.


Une étude publiée le 28 juillet 2026 dans Nature Medicine a analysé les données génétiques de plus de 2,5 millions de personnes, dont 54 629 personnes atteintes de fibromyalgie.


Les chercheurs ont identifié 26 régions du génome — appelées loci — associées au risque de développer une fibromyalgie.


Pourquoi est-ce important ?


Parce que l’étude ne met pas simplement en évidence une composante génétique. Les chercheurs constatent également que l’héritabilité de la fibromyalgie est particulièrement associée à des tissus cérébraux et à des cellules neuronales. Plusieurs gènes mis en évidence jouent d'ailleurs un rôle dans le fonctionnement du système nerveux.


Les auteurs considèrent que leurs résultats apportent des arguments génétiques solides en faveur de l'implication du système nerveux central dans la fibromyalgie.

Cela rejoint ce que la recherche montre progressivement depuis plusieurs années : la fibromyalgie ne peut pas être réduite à une douleur « sans cause », à du stress ou à un problème psychologique. Ses mécanismes sont complexes et impliquent notamment les systèmes de traitement et de modulation de la douleur.


Mais attention à ce que cette étude ne dit pas.


Ces 26 loci ne sont pas « 26 gènes de la fibromyalgie » permettant de poser un diagnostic.


Il n'existe pas aujourd'hui de test génétique permettant de diagnostiquer la fibromyalgie. Chaque variation génétique ne représente qu'une petite partie du risque, et le développement de la maladie dépend vraisemblablement de l'interaction de nombreux facteurs génétiques, biologiques et environnementaux.


L'étude montre également des corrélations génétiques avec plusieurs affections fréquemment rencontrées chez les personnes atteintes de fibromyalgie, notamment certaines autres douleurs chroniques et le syndrome de l'intestin irritable. Autre résultat intéressant : malgré la fréquence beaucoup plus élevée du diagnostic chez les femmes, l'architecture génétique observée était très semblable chez les hommes et chez les femmes.


Pour MY FIBRO, ce type de recherche est essentiel.


Non parce qu'une étude va, à elle seule, expliquer toute la fibromyalgie.


Mais parce que les pièces du puzzle commencent progressivement à s'assembler : génétique, système nerveux central, douleur nociplastique, système nerveux autonome, immunité, sommeil, cognition...


Et plus les mécanismes seront compris, plus nous pourrons espérer des diagnostics mieux établis et surtout des prises en charge réellement adaptées.


En Belgique aussi, nous avons besoin que les connaissances scientifiques les plus récentes atteignent les professionnels de santé, les institutions… et les patients.


La recherche avance. À nous aussi de continuer à faire avancer la reconnaissance et la prise en charge.


Source principale


Kerrebijn I. et al., The genetic architecture of fibromyalgia across 2.5 million individuals, Nature Medicine, 28 juillet 2026.

 
 
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